Je n’ai pas la prétention de penser pouvoir répondre à cette question, qui dans sa complexité, en fait une problématique dense, n’est-ce pas. Aussi, par cet article je veux tout simplement donner mon point de vue sur ce que ce questionnement soulève. Tout d’abord, le Panafricanisme est en effet une notion. Erronée ? Certainement pas, mais mal définie. Je mets l’accent sur le terme de « notion », car si l’on pense celui-ci comme une notion, il est normal que le fondement même de sa conception par rapport au réel soit quelque peu flou. Une notion est par elle-même, une abstraction que le concept doit définir. Mais là n’est pas vraiment le problème.
Dans ledit article de Jean-Joseph Agoua, il est apparu deux opinions montrant la nécessité de la compréhension du Panafricanisme, et l’autre qui remettait en cause l’amalgame entre le concept panafricain et celui dit afrocentriste. Ces points de vue, aussi pertinents soient-ils, se basent sur cette « notion du panafricanisme». En parlant de notion, on idéalise pour tomber dans l’imaginaire d’une idéologie que chacun doit assimiler, pour « une Afrique nouvelle, car elle est le Futur ». Or, dans l’article il n’est jamais question d’une concrète confrontation à la réalité, la superstructure domine la structure ; c’est-à-dire que l’idéalisme élude ce que le Panafricanisme pour un Sékou Touré, un Fulbert Youlou ou un Houphouët-Boigny était ; une idéologie économique. (Lire la suite…)
A la lecture du synopsis, on se sent comme plongé dans l’histoire que l’on ne devine au final, pas si banale que cela. Tout d’abord, l’œil du réalisateur Nadir Moknèche se fixe sur les évènements quotidiens de cette entrepreneure dont le projet est la construction d’une maison d’hôte. Puis, du jour au lendemain confrontée à un incident qui pour elle semble salutaire, va se révéler la cause d’une pluralité d’évènements aussi profonds que destructeurs ; autant pour sa vie professionnelle que celle dite privée.
Les plans souvent formels et un peu avares de rêverie, ne nous informent nécessairement pas sur l’espace : ils sont empreints d’un certain esthétisme et adoucissent souvent la dure réalité qui semble absorber les personnages malgré-eux. Ces dits plans ne visent pas une description carte postale du Maroc ; juste le point de vue quotidien des protagonistes. Dounia l’entrepreneure, par l’œil mécanique de Nadir Moknèche, se fait femme fatale et exprime paradoxalement dans ses actes et ses gestes une superficielle froideur. On retient cependant l’utilité esthétique de deux scènes. Celle d’ouverture, où la pluie est abondamment présente, annonçant ainsi un drame à venir. Enfin, la seconde scène où culmine un palpable sentiment dramatique se fait aussi sous la bénédiction d’une pluie torrentielle.
L’impressionnisme. Lorsque l’on évoque cette manière de peindre qui aura révolutionné les modes de pensées autant chez les artistes peintres eux-même, que dans la façon académique de voir l’art de la peinture en société; on pense instinctivement aux pères fondateurs tels que Goya ou le bien célèbre Monet. De ces derniers, il nous reste des chefs-d’oeuvres porteurs des codes et de la définition même de l’impressionnisme: le spectateur devant un Manet, a l‘impression d’une scène en perpétuel mouvement, jamais bien figée que dans le cadre de la toile. Le sentiment vague de ce que le peintre a jeté sur sa toile; les idées de ce dernier se sont imprimées de manière successive, pour former cette impression vivante et concrète de la réalité sortant de l’imagination de l’artiste. Pas vraiment à la recherche du sublime, juste une volonté de décrire une certaine idée du beau par la simplicité.
De la production artistique de Karen Talton, j’ai retenu cette expression assumée de coupler impressionnisme et couleurs. L’artiste ne casse pas radicalement les codes de son inspiration. Elle a cette volonté de montrer le simple par ces couleurs criardes. L’impressionnisme est bel et bien là, toujours présent. Seules les couleurs sont accentuées, comme s’il le fallait, comme si les couleurs en disaient plus long sur la réalité.