Kind of blue

Après la ville blanche, où j’ai passé la plus grande partie de mon séjour au Maroc; j’ai élu résidence pendant une petite semaine  dans la ville bleue, dans le nord du royaume dans la région Tanger-Tétouan. Ca été une parenthèse magnifique et de repos où le temps s’est suspendu.  Pendant mon séjour, j’étais haut perchée sur le toit d’une maison non loin de la médina bleue, où au réveil, le soleil derrière la montagne pointait le bout de ses rayons tout doucement, avant de déployer 35 degrés le long du jour et 22 après son coucher.

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Il me fallait changer d’air. Il y a de ces routines parfois si lentes qu’elles rompent en moi, la nonchalance des jours bienheureux. Me voici en face de cette montagne éternelle où  j’ai vu défilé devant moi des images que la vie envoie comme la foudre en plein jour.

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Derrière le mastodonte rocheux, le soleil mariait l’horizon. Et lorsque à l’instant décisif – où ne niche là, sans rien demander, l’étincelle d’un œil qui regarde, j’ai su. J’ai su (qu’au-delà de cet amas de pierre, d’eau, de calcaire) je me devais de me souvenir de ce moment.  Afin de me moquer du passé et narguer l’avenir.   En se couchant, au-delà de ce qui était invisible à mon œil, la fine pellicule de lumière qui abdiquait devant le crépuscule, traçait les courbes d’un surréaliste paysage. Une ligne, imparfaite.

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Photos Junichi Kuroda

Souvenirs d’une Nuit Electronique

Mieux vaut tard tard que jamais. Voici mes impressions sur ma première édition de la Nuit Electronique à Casablanca. A 22h sonnait le gong du lancement de la seconde édition de la Nuit Electronique, au complexe sportif Al Amal organisé par l’Institut Français vendredi 1er Avril dernier. Avec en ouverture Oda Simi, en milieu Rone et pour boucler le tout, Clara3000.

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© David Rodrigues

Oda Simi ouvre le bal. Dj casaouie de 30 ans, qui a mixé dans les clubs de Paris, Lyon et Toulouse. Elle balance son énergie et ouvre son set avec un morceau qui annonce que les basses, les kicks et claps seront de mise. Avec une aisance naturelle et une passion véritable, elle fait face à la timide foule arrivée à l’heure. Entendant son invitation, des dizaines de personnes se rapprochent de la scène, les applaudissements retentissent et des cercles de danses se forment déjà. Continue reading

La ville blanche

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Après Fès et un retour d’un mois en France, me revoilà au royaume chérifien. Arrivée le 20 mars dans cette ville surprenante qu’est Casablanca.  les photos prises avce mon téléphone ne rendent pas assez hommage à la ville, mais je suis achetée un appareil photo jetable, avant de trouver enfin la pile de batterie pour mon argentique. Patience, patience.

En une semaine, par son architecture et ses couleurs, un sentiment de blancheur omniprésente. J’aurai encore le temps de découvrir cette ville qui se réveille klaxons battants et s’endort dans le quotidien des heures de travail, celles des moments culturels et des concerts. Les distances n’y sont pas spécialement longues, mais elles offrent autant de possibilités; toujours une conférence à aller écouter, un musicien à découvrir pour le régal des oreilles, des rencontres fortuites et tout aussi belles !

Hâte de découvrir les villes de Agadir, Essaouira, Marrakech, Rabat, Chefchouan, Tanger… Une virée dans le désert, avoir comme haut de plafond la voie lactée… Trois mois, pas plus pas moins. De quoi savourer sans retenue, tous les moments passés en ville blanche.

Maroc, mon amour

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Pendant une semaine, Clément et moi sommes partis faire un tour de l’autre côté de la Méditerranée. Le temps d’une semaine, c’est-à-dire le temps de s’acclimater et de voir le temps s’écouler entre douceur et frénésie; entre découverte et invitation… Le Maroc a été une découverte sans vraiment l’être. Bien sûr, les coutumes, les manières de faire et de vivre ne sont pas les mêmes. Et on a dû apprendre à les comprendre. Mais pour ma part, j’ai toujours eu un sentiment d’africanité tout le long de ce voyage. J’avais l’impression d’être au Congo, avec des gens à la peau plus claire et parlant arabe. Tout simplement. Je me suis sentie comme à la maison ! Arrivée le matin à Fès-Boulemane, on a pris la direction d’Ifrane pour visiter cette ville que l’on compare souvent à la Suisse. Je n’ai pas d’autres photos de celle ville, (sauf celle-qui succède) parce que nous y avons fait que passer. Continue reading