Yellow Mellow

Je pense que je suis revenue du Congo, obsédée par les couleurs. J’ai une envie irrésistible de mettre les couleurs criardes en avant (quoique j’ai toujours eu un attrait pour celles-ci) et de les porter. C’est sûrement mon côté sapologue qui refait brutalement surface ! L’appel de l’été y est pour quelque chose. Sinon, la petite besace qui pend à mon épaule à été l’un des coup de coeur de mes souvenirs du Congo, en plus des bracelets, fruits exotiques et nourritures locales, qui avaient bien évidemment leur valise de 23 kilos réservée !

Ithaque

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Je me suis éloignée de ton incertain  berceau

Trouvant refuge, terre d’asile homérique

Une décade à étirer tes racines mon Afrique

O Congo, Ithaque tropicale de mes idéaux

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Orpheline, me revoilà en ton sein nourricier

Tes fruits doux parfum de la madeleine enivrante

Orfèvres et ambroisie de mes souvenirs  mutilés

O Brazzaville, Ithaque retrouvée et éblouissante

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Il me faut déjà te dire mes adieux

Voici que les mots manquent et deviennent pieux

Mon âme elle te crie son amour et sa dévotion

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Entends-tu les chants de mon triomphant retour ?

Regarde mes abysses, sonde mon coeur et ses autours

Lis-y l’impossibilité pour lui de résister à ton éternelle séduction.

Colors !

Après 21 jours à Brazzaville, me revoilà en France… C’est passé si vite ! Je commençais à m’acclimater de nouveau, reprendre mes marques… Je pense déjà à mon retour, qui lui, se fera plus sereinement et dans la durée !

Ce qui m’a frappé lors de mon retour Congo, a été premièrement le « vivant » des rues, des quartiers. La vie se joue et se passe dehors, les gens ne rentrent chez eux qu’à la nuit tombée, c’est-à-dire, lorsque la vie commerciale et marchande prend fin. J’avais oublié les enfants qui jouent et courent sans jamais s’essouffler, le bruits incessants des klaxons, des disputes entre taxis (du sérieux, et non pas la  pseudo crise taxis parisiens versus uberpop. No offense les gars…); le marché plein de tissus, d’ustensiles en tout genre. Les « mamans » qui y vendent malgré le réveil à 5h du matin, sont toujours dans la joie (encore faut-il bien savoir les prendre) et l’interaction.

En cela, cet article a pour but de louer les couleurs des quartiers de Brazza. Bref, le titre est bien plus causant. Des couleurs, du pep’s pour les yeux et du baume pour mon petit coeur !
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Motherland

Après neuf ans en France sans retour au Congo, j’ai enfin eu l’occasion de retourner sur la Terre mère!  A peine 5 jours que je suis à Brazza, que j’ai l’impression d’avoir fait 5568 choses.

L’arrivée à l’aéroport a été un choc sans vraiment l’être. Le plein d’émotions, de souvenirs qui rejaillissent, des odeurs familières… Se sentir chez soi tout en en ayant le recul  de l’étranger… Toutes les personnes parlant lari, lingala ou munukutuba; mon cerveau s’est réadapté. La propension de mes chers compatriotes à ne pas faire la queue, les rendez-vous qui ne se prévoient pas trop, la chaleur des gens, le sourire toujours aux lèvres, la famille, cette convivialité et toujours la petite touche d’humour et de moquerie pour détendre l’atmosphère !

Les voitures rendent l’âme partout

Les constructions sont légion

  Rue de poto-poto

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Port du fleuve Congo

Le soleil se lève à 5h30 et se couche à18h. Les journees sont longues et chaudes. Brazzaville est un chaudron qui bout du matin au soir! Les avenues commercantes sont jonchées de taxis, de bus de gros véhicules  ( à cause des routes mal desservies).

En attendant, je reprends mes marques et j’ouvre grand les yeux et les oreilles.