Colors !

Après 21 jours à Brazzaville, me revoilà en France… C’est passé si vite ! Je commençais à m’acclimater de nouveau, reprendre mes marques… Je pense déjà à mon retour, qui lui, se fera plus sereinement et dans la durée !

Ce qui m’a frappé lors de mon retour Congo, a été premièrement le « vivant » des rues, des quartiers. La vie se joue et se passe dehors, les gens ne rentrent chez eux qu’à la nuit tombée, c’est-à-dire, lorsque la vie commerciale et marchande prend fin. J’avais oublié les enfants qui jouent et courent sans jamais s’essouffler, le bruits incessants des klaxons, des disputes entre taxis (du sérieux, et non pas la  pseudo crise taxis parisiens versus uberpop. No offense les gars…); le marché plein de tissus, d’ustensiles en tout genre. Les « mamans » qui y vendent malgré le réveil à 5h du matin, sont toujours dans la joie (encore faut-il bien savoir les prendre) et l’interaction.

En cela, cet article a pour but de louer les couleurs des quartiers de Brazza. Bref, le titre est bien plus causant. Des couleurs, du pep’s pour les yeux et du baume pour mon petit coeur !
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Motherland

Après neuf ans en France sans retour au Congo, j’ai enfin eu l’occasion de retourner sur la Terre mère!  A peine 5 jours que je suis à Brazza, que j’ai l’impression d’avoir fait 5568 choses.

L’arrivée à l’aéroport a été un choc sans vraiment l’être. Le plein d’émotions, de souvenirs qui rejaillissent, des odeurs familières… Se sentir chez soi tout en en ayant le recul  de l’étranger… Toutes les personnes parlant lari, lingala ou munukutuba; mon cerveau s’est réadapté. La propension de mes chers compatriotes à ne pas faire la queue, les rendez-vous qui ne se prévoient pas trop, la chaleur des gens, le sourire toujours aux lèvres, la famille, cette convivialité et toujours la petite touche d’humour et de moquerie pour détendre l’atmosphère !

Les voitures rendent l’âme partout

      

Les constructions sont légion

  Rue de poto-poto

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Port du fleuve Congo

Le soleil se lève à 5h30 et se couche à18h. Les journees sont longues et chaudes. Brazzaville est un chaudron qui bout du matin au soir! Les avenues commercantes sont jonchées de taxis, de bus de gros véhicules  ( à cause des routes mal desservies).

En attendant, je reprends mes marques et j’ouvre grand les yeux et les oreilles.

Une certaine idée de la couleur blanche

Le Jeudi 28 Mai au théâtre des 3 singes, j’ai eu l’honneur d’assister à la projection du court métrage Une certaine idée de la couleur blanche de Thomas Le Gallic. Un court métrage de 13 minutes qui a été le fruit d’un labeur et d’une patience qui ne méritent qu’admiration.

Thomas Le Gallic nous raconte à travers sa réalisation, une parenthèse, qui soulève de nombreuses interrogations, tant le thème brosse un quotidien social, un rapport à l’altérité et à la différence.  Il invite à prendre part au quotidien d’une famille banale, avec ses moments d’évasion et d’inquiétude;  et plus particulièrement à travers le regard de Christina – savamment interprétée par Laurie Lefret, qui nous donne parfaitement à voir la fragilité et l’étrangeté du personnage. Christina est une femme assez spécial dans son rapport au monde, aux choses qui l’entourent; elle possède un don. Ce même don qu’elle porte comme fardeau, faisant d’elle un sujet de rejet et d’incompréhension. Avec son demi-frère Ismael (Valentin Naulin), autant prisonnier qu’elle d’un appartement niché sur une haute tour blanche et d’une vision familiale cloisonnée qui est renforcée par le huis-clos; ils s’évadent grâce à leur relation complice… S’en émane une certaine douceur, une certaine idée de la blancheur et du temps qui passe et les dépasse, tout lentement. Leurs pensées et leurs rêves non-dits s’envolent au gré de leur insouciance. Puis le don de Christina la rattrape. Tout s’enchaîne. La blancheur de l’innocence, fait face à la blancheur de la folie présumée. Celle d’un ailleurs… Les interrogations se soulèvent alors, sans pourtant laisser le goût d’une curiosité amer. Il y a comme une boucle qui se termine, mais qui peut recommencer à tout instant. Magique.

Silhouette

Dylan-Xue

La silhouette est parfaite. Les lignes, les tons et les couleurs chaudes que sont le rouge et le jaune, se mettent nonchalament d’accord, pour dégager  ce je-ne-sais-quoi si chic et si décontracté.