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  1. In the name of the rose

    15 octobre 2014

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    Du haut de son palais miniature,

    Entre clarté du ciel et ombrage d’un timide atmosphère

    Une danse, une valse, un jeu avec la nature

    La voilà actrice d’un éphéméride tantôt rose, tantôt stellaire

    Il fallait en appeler au tumulte passionné des damnés

    L’espoir d’une évasion, illusoire but des affamés

    Elle ne cessait de prendre refuge dans la contemplation

    Jamais de résignation ni de désolation, rien moins que l’acceptation


  2. Inked souls

    12 septembre 2014

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      Ferreck Dawn, Redondo – Tattoo girl   ♪


  3. E ‘solo la vita

    5 septembre 2014

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    Dans les rues vénitienes, traversant ma solitude, j’ai enfin pu goûter à l’inconnu. Je savais ma destination. J’avais la vision de la fin de ma journée, dormir loin des bruits nuisibles de la civilisation et confronter mes appréhensions. En ces instants, je ne me souviens avoir eu peur d’avoir comme plafond les étoiles italiennes; ce qui m’importunait le plus était ce que je pouvais risquer au niveau légal.

    Je me suis perdue dans les entrailles de cette ville, au détour de quelques rencontres, j’ai eu l’impression réelle d’être ailleurs que chez moi. Non pas après avoir franchi la frontière italienne, encore moins  à la découverte de bâtisses ayant une autre approche architecturale… C’est lorsque, confrontée au langage et aux regards différents de chacun sur la vie, sur les chemins que celle-ci nous faisait emprunter. Des bouts de leçons existentielles que seule la solitude totale, fait jaillir au détour d’une rue vénitienne. Aldo, vagabond vénitien, au coeur grand comme sa philosophie de vie. Je ne me souviens plus de la formulation exacte en italien : « Qu’est ce qu’on peut y faire ? C’est la vie. »; les tristesses et les joies sont ressenties comme si elles étaient exclusivement destinées à chacun de nous. Pourtant tout n’est qu’aléa. C’est la vie qui décide, c’est la vie qui donne, c’est elle-même qui reprend. Nous ne sommes que des petits points qui ponctuent cette longue phrase. « Ceci n’est pas défaitiste, ceci est l’acceptation la plus réaliste que tu puisses  t’accorder pour ne jamais laisser la vie t’abattre. Parce que, lorsque tu sais comment les choses fonctionnent, tu peux au moins anticiper la douleur. » me dit-il dans un franco-italien-gestuel qui fut notre langage pendant des heures à bavarder et regarder les gondoles faire leur défilé silencieux.

    Au fond de moi, j’ai toujours pensé ça. Cette rencontre me l’a confirmée.


  4. Bric à brac

    31 août 2014

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    Les photos sont en désordre tout comme mes souvenirs ! Et pourtant, j’ai eu une belle transition de retour.  Après la Croatie, la Slovénie et l’Italie, j’ai eu droit à un petit séjour à Arcachon. La réalité n’a pas été si dure que ça à affronter…

    Je garde des souvenirs assez ambigus de la Croatie : autant les gens sont aimables et très avenants, le niveau de vie vraiment abordables, autant le nombre de touristes à Split et les villes du littorales est assez contraignant… je ne remercierai jamais assez Jakov, un couchsurfer qui m’a hébergée avec la bénédiction des ses parents ! :)

    Après trois jours à Split, les deux jours à Omis ont été ce qu’il fallait pour apprécier les paysages croates, accompagnée de mes amis cette fois. Le ciel comme plafond, la mer comme salle de bain, les galets comme sommier, la pêche, la plongée comme activités principales. Ah, la seule contrainte ? Aller charger nos appareils dans le restaurant à 3 mins de notre crique, où la serveuse nous offrait des coups ! Dur la vie n’est ce pas ?

    Ensuite à partir d’Omis, nous avons pris le bus pour Split, afin de remonter jusqu’à Zagreb. de cette dernière ville (dont je n’ai pu apprécier la vue que via le tram et mon sommeil prenant le dessus), nous avons fait du stop pour Ljubljana. C’était ma première fois et je n’ai pas eu à attendre des plombs. Je ne sais plus comment j’ai eu cette idée (ça doit la hippie qui sommeille en moi), mais au spot où nous faisons du stop, il y avait des fleurs. Je me suis tant qu’à faire, offrons un peu d’amour à ces gens véhiculés qui nous prennent sans doute pour des délurés (oui, la Croatie n’est pas réputés pour etre l’endroit béni pour faire du stop). Avec l’aide de Max qui nous a fait un bouquet magnifique, et le sourire radieux de Mathooo; en une heure nous avions une âme bien veillante pour nous ramener près de Ljubljana.

    La Slovénie, à tout de suite un peu moins le goût du dépaysement. Un petit détour par le squat-centre-artistique, il y a moyen de rencontrer de belles personnes, aux personnalités bien trempées, où les débats faisaient rages ! J’ai parlé pendant des heures lors d’une soirées au squat (bières vraiment pas chères aidant,) à des Russes, des Allemands, des Espagnols…

    Ensuite nos chemins se sont séparés. Mathoo est partie de bon matin. Romain et Pierre-Alain nous ont souhaité bonne chance et ont pris leur train. Max, Léo, Perrine et moi nous sommes rendus au spot au nord de Ljubljana pour faire du stop donc. Au bout d’une bonne demie heure ils étaient partis. Dix minutes après je me faisais prendre par un taxi. Et c’est là que mes « galères » commencent !

    J’ai du passer une nuit de plus en Slovénie à Postonja, une petite ville à la frontière de l’Italie. J’ai marché des heures pour me trouver un endroit où dormir avant de faire la rencontre d’un gentil policier (j’ai prié tous les saints quand il m’a demandé si je faisais du stop avec ma pancarte à peine planquée!); j’au pu enfin arriver en Italie le lundi, réussie à rater mon avion, aller à Venise, rencontrer des gens biens sympathiques, Papi Aldo qui m’a montrée un autre visage de Venise, de ce qui s’y passait réellement, au niveau économique. Sa situation personnelle, comment il voyait parfois ses filles dans la rue mais qu’elles l’ignoraient, étant un sans-abris à Venise désormais. Un partage qui m’a fait relativisée. Et j’ai limite mieux dormi sur ce banc à la belle étoile que la nuit dernière à Postonja ! J’ai du faire face à une grève de la faim non-volontaire du lundi matin au mardi soir (en attendant mon vol). J’ai jamais autant savourée un croque-monsieur :-) malgré les turbulences de l’avion. J’en avais rien à foutre de mourir si je pouvais mourir rassasiée. Ou pas.

    De Venise j’arrive à Lyon. Même scénario envisagé, dormir dehors. Et là, paf ! rencontre providentielle devant la Gare de Lyon part dieu. Noé (si tu passes par là !) qui propose de m’héberger dans la résidence étudiante en FACE de la Gare. Le lendemain, je dois reprendre un train pour Nantes, mais je décide de faire un tour à Bourges et je tombe sur Roro et Pitou. J’ai adoré ces moments de flou, de hasard, où l’on ne sait jamais vraiment comment les choses vont se passer.

    Enfin Arcachon, où le chill fut suprême. Revoir ma DNA qui rentrait du Gabon, Kinny dont je n’avais pas vu la bouille depuis bien longtemps. Ces moments de complicités, de rire, de ludo (!), de bonheur simple et vrai. Il fallait décompresser avant le retour à la vie ‘normale’, quoique ma normalité me semble assez dilettante ! Pas de rentrée pour moi, des projets pleins la tête et une volonté de fer pour les réaliser !

    J’espère que vos vacances ont été des plus belles aussi !