RSS Feed
  1. go(ne) girl !

    5 novembre 2014

    Après une semaine assez chaotique, j’ai voulu me ressourcer et me refondre un peu dans les nouveautés du monde culturel. Malgré toutes mes tentatives, je n’ai pas eu le temps d’aller aux expos que je trouvais intéressantes, je me suis donc rabattue sur une séance cinéma au Kartoza. Vous l’aurez deviné, avec un jeu de mots aussi facile qu’étudié, que j’ai jeté mon dévolu sur Gone Girl de David Fincher. Je ne suis pourtant pas curieuse des films que l’on érige en tant que « phénomène » « claque de l’année » et autres phrases élogieuses, dont les critiques presse se font habilement paraphraser. M’enfin. j’ai laissé mon amour pour le genre littéraire qu’est le thriller me dominer et j’ai acheté ma place sans broncher.

    Cependant, sur les 2heures 25 qu’a duré le film, pendant au moins vingt-minutes j’ai eu affreusement peur de m’ennuyer et de regretter, les fesses vissées à mon siège, mon choix. Et pourtant agréablement surprise, je me suis laissée entraînée par l’adaptation de David Fincher.

    (more…)


  2. In the name of the rose

    15 octobre 2014

    IMG_0143 IMG_0149 IMG_0146 IMG_0145 IMG_0144

    Du haut de son palais miniature,

    Entre clarté du ciel et ombrage d’un timide atmosphère

    Une danse, une valse, un jeu avec la nature

    La voilà actrice d’un éphéméride tantôt rose, tantôt stellaire

    Il fallait en appeler au tumulte passionné des damnés

    L’espoir d’une évasion, illusoire but des affamés

    Elle ne cessait de prendre refuge dans la contemplation

    Jamais de résignation ni de désolation, rien moins que l’acceptation


  3. Inked souls

    12 septembre 2014

    tatart tumblr_n5fzrnaTKV1su7hvmo1_1280

    tumblr_my9d26cTF91r13l3bo5_1280 tumblr_n7h2ibcWd51sir4c7o1_500tumblr_muh4zff1Tm1s90v3io1_500tumblr_mskf0sFi9n1r5cuu2o1_500

      Ferreck Dawn, Redondo – Tattoo girl   ♪


  4. E ‘solo la vita

    5 septembre 2014

    rue

     

    Dans les rues vénitienes, traversant ma solitude, j’ai enfin pu goûter à l’inconnu. Je savais ma destination. J’avais la vision de la fin de ma journée, dormir loin des bruits nuisibles de la civilisation et confronter mes appréhensions. En ces instants, je ne me souviens avoir eu peur d’avoir comme plafond les étoiles italiennes; ce qui m’importunait le plus était ce que je pouvais risquer au niveau légal.

    Je me suis perdue dans les entrailles de cette ville, au détour de quelques rencontres, j’ai eu l’impression réelle d’être ailleurs que chez moi. Non pas après avoir franchi la frontière italienne, encore moins  à la découverte de bâtisses ayant une autre approche architecturale… C’est lorsque, confrontée au langage et aux regards différents de chacun sur la vie, sur les chemins que celle-ci nous faisait emprunter. Des bouts de leçons existentielles que seule la solitude totale, fait jaillir au détour d’une rue vénitienne. Aldo, vagabond vénitien, au coeur grand comme sa philosophie de vie. Je ne me souviens plus de la formulation exacte en italien : « Qu’est ce qu’on peut y faire ? C’est la vie. »; les tristesses et les joies sont ressenties comme si elles étaient exclusivement destinées à chacun de nous. Pourtant tout n’est qu’aléa. C’est la vie qui décide, c’est la vie qui donne, c’est elle-même qui reprend. Nous ne sommes que des petits points qui ponctuent cette longue phrase. « Ceci n’est pas défaitiste, ceci est l’acceptation la plus réaliste que tu puisses  t’accorder pour ne jamais laisser la vie t’abattre. Parce que, lorsque tu sais comment les choses fonctionnent, tu peux au moins anticiper la douleur. » me dit-il dans un franco-italien-gestuel qui fut notre langage pendant des heures à bavarder et regarder les gondoles faire leur défilé silencieux.

    Au fond de moi, j’ai toujours pensé ça. Cette rencontre me l’a confirmée.